Le Poudoncanoie, en partie poulet, dindon, canard et oie, Ben Ross Berenberg, Delwynn Cuningham ; Les Albums Merveilleux, Gautier-Languereau

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Étude d’un album pour les petits, Le Poudoncanoie, en partie poulet, dindon, canard et oie

Un livre de Ben Ross Berenberg et illustré par de Dellwyn Cunningham, paru en 1951 dans la collection Les Albums Merveilleux aux éditions Gautier-Languereau.

Ou comment un album lavable pour la jeunesse d’après-guerre conduit à découvrir la culture populaire aux États-Unis, les pièces musicales folks et leurs vedettes, l’épouvantail du Magicien d’Oz, les films de héros du catch, un comic book encré par Mike Esposito et Roger Moore en Ivanhoé.

 

À noter que cet article, remanié et augmenté, a été publié aux Moutons électriques dans un très joli volume, Le Dico des créatures oubliées, dans lequel bien d’autres chimères et animaux incroyables, fantastiques ou merveilleux tiennent compagnie au poudoncanoie.

 

En 1951, l’éditeur Gautier-Languereau lance une nouvelle collection pour les petits, Les Albums Merveilleux. La présentation générale n’est pas sans rappeler évidemment Les Albums Roses de chez Hachette ou Un Petit Livre d’Or des éditions des Deux Coqs d’Or, qui se nomment encore à l’époque Cocorico. C’est grâce à ce ressort de la concurrence que les enfants d’après-guerre vont découvrir peu à peu une grande diversité de talents nationaux, mais aussi étrangers.
Un peu moins connue, la collection Les Albums Merveilleux va compter cependant plus de cent-cinquante numéros sur une période de plus de vingt ans, certains titres seront plébiscités et réédités à plusieurs reprises. Une série phare depuis le début du XXe siècle y trouve une place de choix, Bécassine est l’héroïne de plusieurs des petits albums cartonnés, luttant vaillamment contre les héros de Disney et Babar exploités par Hachette. Gautier-Languereau soumet également au public un concept qui fera des émules beaucoup plus tard, lorsque l’hygiène domestique aura investi les foyers dans les années 1980. Dès 1951, Les Albums Merveilleux sont revêtus « d’une laque les rendant inaltérables et lavables », mais si le procédé leur a permis de nous parvenir souvent en meilleur état, il ne fit pas sensation à l’époque.

 

Les Albums Merveilleux n° 1 à 91, 1951 à 1961

 

1. Les contes de ma mère l’oye
2. Les animaux de la ferme.
3. La poupée surprise.
4. Jouons à faire semblant
5. Singes et singeries
6. L’ours Patapouf.
7. Le petit chien qui faisait lever le soleil
8. Le petit lapin entêté.
9. Petits chiens à vendre
10. Heidi.
11. Le petit chat poltron.
12. Mon ranch d’Amérique.
13. Les petits chats désobéissants.
14. Poucinet du bois joli.
15. Les vacances de Nanette.
16. Histoire de Lapinot.
17. Le Poudoncanoie
18. L’oie qui jouait du piano.
19. Qui veut jouer avec moi ?
20. Le poussin de bébé.
21. Fripon le petit poulain.
22. Alice au pays des merveilles.
23. C’est un secret
24. Ma petite histoire sainte.
25. Histoires pour rire
26. Quelle belle surprise !
27. Le petit train débrouillard.
28. Le caneton aventureux.
29. Père Noël et bonhomme de neige.
30. La course au trésor.
31. Le bébé de Goudron
32. Contes d’Andersen.
33. Bobby, le petit autocar.
34. Jeannot lapin.
35. Bonne fête, madame lapin !
36. Le mot magique.
37. Le joyeux petit train.
38. La ferme et ses bêtes.
39. La journée de bébé.
40. Les trois ours, les trois petits chats.
41. Bécassine enfant.
42. Les premiers pas de Jeannot lapin.
43. Mes jolis bateaux.
44. Coucou… Monsieur renard.
45. Mon premier livre d’images.
46. Bébés animaux.
47. Dodo. L’enfant do !
48. Jouons au docteur.
49. Dix petits doigts
50. Le Petit Chaperon rouge, Les trois petits cochons
51. Bécassine fait ses débuts.
52. La première nuit de Noël.
53. Une bonne farce.
54. Le petit canard qui ne savait pas dire coin-coin !
55. Petit poussin deviendra grand.
56. Le petit arbre de Noël.
57. Rousse-queue et ses amis.
58. Qu’avons-nous fait de Cochonnet ?
59. Mes jolies rondes.
60. Le joyeux livre des clowns.
61. Le facteur magicien.
62. Tim et Tom font du scoutisme.
63. Bécassine fait tous les métiers.
64. Bécassine chez les Peaux-Rouges.
65. Bon appétit !
66. Bécassine à la montagne.
67. La vie joyeuse des cow-boys.
68. Bécassine a des idées.
69. Tuguy, le petit remorqueur d’Amérique.
70. Dix lapins.
71. Devinez un peu.
72. Le livre des joyeux animaux.
73. Bécassine exploratrice.
74. Bécassine et sa fille adoptive.
75. Le petit camion qui fait broum !
76. Je fais semblant.
77. Le jardin enchanté
78. Explorons la lune.
79. Mes jolies poupées.
80. Mon ami le docteur.
81. Pataud, le petit dinosaure.
82. Le petit chaperon rouge.
83. Le premier Noël de bébé.
84. Le chat botté.
85. La belle au bois dormant.
86. Il était un petit garçon.
87. Petit-oiseau s’est échappé.
88. Fête au zoo.
89. Je sais compter.
90. Le silencieux petit indien.
91. Je joue avec mes doigts.

De nombreux titres, moins célèbres que Bécassine par Pinchon, ou parce que tenus par des droits à l’étranger non renouvelés, ne connaîtront qu’une seule publication. Le Poudoncanoie, traduction d’un succès américain, en fait partie.

Dans les années 1960, de nouveaux auteurs font leur entrée dans la collection. Parmi eux, un duo sympathique, Marcelle Vérité et Romain Simon, fournira de nombreux albums consacrés à la nature. Le blog de Raymond Pellerin, Éclectisme, détaille leur collaboration pour Les Albums Merveilleux, mais aussi dans les autres collections de Gautier-Languereau : Romain Simon, illustrateur chez Gautier-Languereau.
En 1969, et pour quelques numéros, c’est Pépin la Bulle qui apparaît après le succès de la série télévisée d’animation française. Les albums sont signés Michel Karlof qui était le scénariste des épisodes. Une série animée par d’Italo Bettiol et Stefano Lonati qui créeront ensuite Chapi-Chapo, toujours en animation image par image, et mis en musique par François de Roubaix. Les histoires de ce petit garçon, qui crée des bulles magiques de voyage pour ses jouets, une poupée, un singe et un toucan, eurent beaucoup de succès à l’époque.

Le Poudoncanoie, en partie poulet, dindon, canard et oie est adapté d’une histoire racontée par Ben Ross Berenberg et illustrée par Dellwyn Cunningham, This is the story of the churkendoose ; part-chicken, turkey, duck, and goose, parue en 1946 chez un satellite de Grosset & Dunlap. Il a été réédité en 1966 sous le titre What am I ?

This is the story of the churkendoose; part-chicken, turkey, duck, and goose, 1946.

Il faut noter que la présentation de la collection française a été entièrement calquée sur cette édition des États-Unis, y compris la couverture lavable et son nom traduit de Wonder Books. Le Poudoncanoie est même la copie de la version originale hormis le texte, bien sûr, traduit ou plutôt adapté par un anonyme. Sorti le troisième trimestre de 1951, cet album de trente-deux pages est le dix-septième de la collection.

Le Poudoncanoie, en partie poulet, dindon, canard et oie. Les Albums Merveilleux n° 17.

 

 

 

Le poudoncanoie est un oiseau de basse-cour d’un type tout à fait remarquable. Surgi dans un nid du poulailler, l’œuf ne ressemble à rien de connu. La poule, maternelle l’a couvé, mais le temps fut tellement long, qu’elle est bientôt remplacée par la dinde, la cane puis l’oie qui se lassent tour à tour. C’est au moment où la première revient que naît ce volatile qui ne ressemble à rien et à tous. Non seulement cela, mais il parle en rime et ne peut avancer que si on chante pour lui, pour lui permettre de faire des claquettes. L’animal ne plaît pas, son apparence rebute, au mieux apitoie, le coq prend vite la décision de refouler cet énergumène de mœurs bizarres. C’est alors qu’un renard avide de volailles pénètre la société caquetante. Il est sur le point de régler un sort funeste aux oiseaux affolés lorsque le poudoncanoie, alerté par les cris, retourne courageusement sur ses pas leur prêter main-forte. Ce n’est ni sa force ni son adresse qui sauvera la communauté, mais bel et bien sa mise extraordinaire qui met le renard en déroute. L’épilogue est bien sûr attendu, mais l’oisillon refuse la reconnaissance, il préfère qu’on l’accepte tel qu’il est, un citoyen du poulailler.
La traduction n’a pas conservé tout le texte en rimes, hélas. Le récit rythmé laisse place à un résumé plus plat dont le charme n’atteint pas la version originale et affadit considérablement l’histoire.

 

Retranscription du livret de Churkendoose mis en musique par Alex Wilder

 

This is my story on the Churkendoose,
Part chicken, turkey, duck and goose ;
Churkendoose, Churkendoose, Churkendoose Churkendoose.
It all happen many years ago on a farm near Rex town.
The Chicken had laid an egg, but what an egg !

Everyone agreed it was the biggest egg they had ever seen.
The chicken sat on the egg until she got tired of sitting,
Then the turkey sat on the egg until she got tired,
Then the duck sat on it, then the goose,
But when the goose got tired, the chicken sat on it again.

So soon after she had taken her place on the egg,
Then they all heard a strange loud frightening noise.
The egg was hatching.
They all huddled there waiting to see what would happen next.
The shell broke open and out came,

Hello folks, howdy dee, don’t be scared, it’s only me

Chicken  : You look very peculiar !
Turkey : What kind of legs are those ?
Duck : What kind of a head is that ?
Goose : What kind of bill is that ?
Chicken  : What kind of a body is that ?
Everyone : Yes, what kind of a body is that ?

Churkendoose : One at a time please, one at a time !
I’ll answer your questions, but one at a time.
I have a head like a chicken and legs like a duck,
Instead of quacking I say yuck yuck.
I have a body like a turkey and a bill like a goose ;
I feel pretty good ‘cept my legs are loose.

Turkey : You do not look like a chicken, you have only one ear !
Churkendoose : Sure, and that’s in the back of my head.

Chicken  : Your legs are funny, they bend every which way !
Turkey : What are you anyway ?

Churkendoose : Well, I’m not a chicken and I’m not a duck,
I have more brains then I have luck.
I’m not a turkey and I’m not a goose,
Can’t you see I’m a Churkendoose !

Everyone : A Churkendoose ?
Churkendoose : Yes a Churkendoose !
Chicken  : Well, what’s a Churkendoose ?
Churkendoose : Me, I’m a Churkendoose !

Turkey : You talk awfully funny
Churkendoose : I don’t talk all the time, but when I do I talk in rhyme.

Goose : Walk over here let us take a good look at ya !
Churkendoose : I can’t walk, I wouldn’t take the chance,
but if you give me some music, I’ll go into my dance.

[clumping/dancing…]

Rooster : Stop, stop that at once. I’m the rooster, this is my henhouse. What are you doing here ? Just look at you, you’re too little to be much good for anything and you’re mighty ugly ! What good are you ?

All together : Yes, what good are you ?

Churkendoose : Wait a minute, wait a minute, why must you shout ?
Take a minute, take a minute, think this thing out.
Can’t the chicken turkey, duck and goose
Live in peace with the Churkendoose.

Does the pear tree say to the apple tree,
I hate you ’cause your not like me ?
Does the green grass ask the sky so blue,
I’m green why aren’t you green to ?

A rose smells sweet, ’cause it’s a flower ;
An onion tastes strong, a pickle is sour.
There different yet they get along
And no one seems to think it’s wrong..

Must I be a chicken, a goose ?
Can’t I be a Churkendoose !

You know the moo-cow says, look I give milk,
The silkworm answers I make silk.
The horse says look how strong I am,
The piggy answers I give ham.
My skin makes leather, snorts the bull,
The sheep replies I grow wool.

Each one has it’s special use
And I’m sure there’s one for the Churkendoose !
There must be one for the Churkendoose.

Rooster : You still didn’t answer me what good are you ?

Churkendoose : I’d like to tell yah, but I don’t know.
I’m still little, I gotta grow.

Goose : But you know how to tape dance don’t yah ?
Turkey : And how to sing and recite poetry.
Chicken  : If you ask me he knows too much.
Goose : Yeah, he’s dangerous !
Duck : Take him away, kick him on the head, poke him in the eye, chase him out…….

Turkey : No, no, no, now you listen to me. Let’s not be hasty, everybody sit down and talk this over quietly.

Goose : Alright, but ask the Churkendoose to wait outside,
This is private !

 

Churkendoose : I danced out of the henhouse very sadly,
I wondered if I was really as ugly as they said,
Anyway, how could they tell if I was ugly ?
They had never seen a Churkendoose before.

Maybe for a Churkendoose I was handsome !
I danced over to a rain puddle
And looked at my reflection in the water.
Then, as a tear rolled off my bill, I sang :

Can it be that I am such a sight,
That when others see me they take fright ?
Though I can see what they meant
When they said my legs are bent.
Am I ugly ? No, I’m just different.

‘Cause, it depends on how you look at things,
It depends on how you look at things.
Is a baby chimpanzee any pettier than me,
Well it depends upon begins and ends upon,
It all depends on how you look at things.

An alligator’s not a thing of grace,
And a camel hasn’t got a lovely face.
Though I’m not pretty front or rear,
And I only have one ear.
Am I ugly ? No, just a little queer.

‘Cause, it depends on how you look at things,
It depends on how you look at things,
Ah the hippopotami any handsomer than I,
Well it depends upon begins and ends upon,
It all depends on how you look at things.

I sniffed back my tears and then,
I hear screams coming from the henhouse.
I danced back there as fast as I could.
All was confusion.

The rooster, chicken, turkey, duck and goose
Had flown to the highest roost,
And were frantically flapping their wings
And squawking with fright.

There on the floor was a fox, running this way, and that,
Snapping as he went, trying to catch one of them.
When I cam in the fox turned,
Ready to spring and catch me by the throat.

But when he saw me, he started to run,
He was in such a hurry to get away,
He didn’t even turn around.
He ran so fast he took off and flew backwards.

He flew so fast that it took three days for his shadow to catch up with him.

It all happened so quickly that no one was quite sure what had taken place. Finely the rooster spoke up.

Rooster : Is, is the fox gone ?
Churkendoose : Yes.
Rooster : You saved our lives Churkendoose. That fox will never come back as long as you’re here ! Three cheers for the Churkendoose.

Churkendoose : No, no wait. Before you caused me tears, now you’re giving me three cheers ’cause I chased the fox and set you free. Well, I don’t want the tears and I don’t want the cheers. Can’t you like me just because I’m me ?

Then, I guess they realize how selfish they were
And how mean they had been.
Because they all apologized and pleaded with me to stay there and bee their friend.
Well I stayed, and I’m still there.

You know the other day
The duck started go give me swimming lessons
And in exchange I’m teaching the duck how to tap dance.

What fun we have. Now we help each other and learn from each other.
So you see :

It depends on how you look at things,
It depends on how you look at things.
Making friends can be a pleasure
’cause a good friend is a treasure,
No matter how you look at things.

 

L’histoire de Churkendoose bénéficie chez les Américains du nord d’une notoriété particulière pour plusieurs raisons, la principale demeure son statut de représentation humaniste de la population. La Seconde Guerre mondiale vient à peine de s’achever, un conflit qui a mis en relief une épouvantable incompréhension entre les peuples, une hécatombe due en partie à l’irrépressible terreur des autres.

The Churkendoose, Story And Lyrics By Ben Ross Berenberg – Music By Alec Wilder; Ray Bolger; With Supporting Cast; Mitchell Miller; Simon Rady; Orchestra – 78 tr/min U.S.A. : Decca 1946.

En 1946, quand Ben Ross Berenberg écrit ce petit récit à l’intention de sa fille âgée de six ans, Michelle, il désire lui inculquer la tolérance, chaque voisin est un citoyen au même titre qu’un autre, quels que soient son origine ou ses usages, les oiseaux dont est composée l’étrange bestiole représenteraient les différentes communautés. C’est en tout cas cette explication qui prévalut lorsqu’en 2009, le National Recording Registry sélectionna l’opéra adapté de l’histoire pour le préserver dans l’intérêt de la culture de l’humanité. Effectivement, et c’est aussi une raison de la célébrité de l’album, Churkendoose fut mis en musique l’année même de sa parution. Et pas par n’importe qui ! Alec Wilder, compositeur pour Frank Sinatra ou Bing Crosby par exemple, crée le petit opéra (neuf minutes). L’orchestre est dirigé par Mitch Miller, une personnalité de la musique populaire. C’est une autre célébrité encore qui interprète les paroles, Ray Bolger, que l’on connaît sous les traits de l’épouvantail dans Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz) en 1939.
The Churkendoose peut être écouté sur PodOmatic en ligne.

Ray Bolger, l’épouvantail du Magicien d’Oz, 1939, interprète The Churkendoose.

Curieusement, malgré ce succès culturel indéniable, l’album Churkendoose n’a été d’une part que peu réédité en regard de sa popularité, d’autre part, son auteur et son illustratrice sont à peine mieux connus.

Roger Moore dans Ivanhoé, une série télévisée de 1958 – 45 trs des chansons de la série version française.

Ben Ross Berenberg eut pourtant des activités multiples et soutenues, il est crédité écrivain pour plusieurs albums enfantins ; auteur du livret d’une deuxième adaptation musicale, The Winter of My Discontent, sortie en 1949 toujours avec Alec Wilder ; coréalisateur d’un film cinématographique de Joseph Lerner, en janvier 1951, dont il réalise les dialogues, Mister Universe ; scénariste pour un épisode de la série télévisée Ivanhoé en 1958, ainsi qu’auteur de la musique, sous le nom de Benedict Berenberg, un feuilleton dont Roger Moore est le héros.

Mister Universe est aujourd’hui un film rare mais recherché, qui a connu récemment une diffusion en DVD. Jack Carson, acteur athlétique des années 1950, y tient le rôle d’un jeune boxeur intègre en butte aux manigances d’un gang trafiquant les paris. Un extrait du film Mister Universe sur YouTube.

Mister Universe, sorti en janvier 1951.

Bien qu’adapté très librement de la carrière tragique du lutteur Primo Canera, la montagne de muscles italienne, il s’agit d’une comédie et offre aujourd’hui un panorama vivant du milieu sportif de l’époque, l’occasion de voir en action certaines stars du catch aux noms évocateurs comme The Missing Link, Chief Flying Mare, Gorilla Hogan ou Newton the Teuton.

5 numéros de Mister Universe de juillet 1951 à avril 1952.

Mister Universe n’est pas seulement un film, il semble bien probable qu’il ait inspiré un comic éponyme. Cinq numéros parurent entre juillet 1951 et avril 1952 chez Media Publication, une édition populaire, dessinés en partie par Ross Andru, secondé par Mike Esposito qui débutait sa carrière sous sa houlette. Le titre n’eut pas le succès escompté et Media Publication ne conserva que le second Mister lancé en parallèle, mieux vendu, Mister Mystery. Ben Ross Berenberg participa-t-il au script de ces comics ? Si c’est le cas, l’information est perdue définitivement, les scénarios n’étaient pas signés.
L’auteur de Churkendoose aurait pu rester insaisissable si ses différents pseudonymes assemblés n’avaient fini par former une combinaison adéquate : c’est sous le nom de Benedict Ross Berenberg que j’ai fini par découvrir l’homme privé (7/10/1911 – 15/01/1997 Eastwood, New Jersey).

Publicité pour Mister Universe et Mister Mystery, comics de 1951-1952.

 

Dellwyn Cunningham reste encore plus fuyante. Son prénom d’origine galloise porte déjà à confusion puisqu’il est mixte, il est cependant à peu près certain que nous avons bien affaire à une illustratrice. Elle exerça ses talents dès la fin des années 1940 et quelques-uns de ses albums ont été publiés en France. Ce prénom particulier permet d’envisager qu’elle soit Dellwyn Cunningham, née le 29 août 1921 et morte le 31 mai 2007 dans le Massachusetts (inscription sur un registre officiel du gouvernement), mais il n’y a aucune certitude.

 

Petit Poussin deviendra grand, Marguerite Walters, illustrations de Flora Smith. Les Albums Merveilleux n° 55.

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