O.K. Magazine, Edimco, l’aventure d’une revue bilingue en Belgique libérée

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O.K Magazine, Éditions EDIMCO (Éditions et Impressions Contemporaines), 68 N°, 1945/1946

Éditeur et Imprimeur René Warnotte, 55 avenue du Parc, Bruxelles, EDIMCO, 51 rue Traversière Bruxelles (Belgique) Distribution Bruxelles-Paris-Amsterdam. Publié simultanément en France et Belgique francophone, en Belgique flamande et aux Pays-Bas.
Format 13,5 cm x 20,5 cm, Hebdomadaire, 4,50 Fr puis 5Fr ou surtaxé 16 pages + la couverture, les textes font environ 15 pages avec quelques illustrations monochromes dans le texte. Des reliures ont été composées, la fréquence et la composition sont inconnues, les numéros sont massicotés et reliés par des agrafes et une simple bande de papier collée.

n° 12 à 12 fr surtaxé en français

Une mise au point essentielle : bien que se partageant le même titre, ce magazine belge pour la jeunesse n’a rien à voir avec le petit format français qui éditait de la BD à la même époque. Rien à voir non plus avec la revue éponyme qui pratique encore aujourd’hui les révélations scandaleuses de l’intimité des stars. Il s’agit ici d’une revue pour la jeunesse lancée tout de suite après-guerre qui publiait chaque semaine sur 20 pages une nouvelle d’aventures de guerre, sa diffusion plus confidentielle que le titre français rend la recherche un peu difficile. Il faut ajouter que comme bon nombre des revues belges, celle-ci sortit simultanément et à l’identique en langues française et néerlandaise et dans trois pays : Belgique, Pays-Bas et France.

Couverture n°2 à 4.50 fr flamand
n°59 prix imprimé pour la Hollande et mention du distributeur néerlandais
reliure (numéros 39 à 44, n°39 et 40 inversés dans l’agrafage)

En ces lendemains troublés, mais victorieux de la Libération, l’accroche promettait aux jeunes lecteurs  « Les cent plus beaux récits de guerre », des récits qui conteraient l’héroïsme de tous les soldats qui avaient combattu pour le triomphe du bien sur le mal germanique. Ce qui, on le verra, ne manque pas d’ironie.

Les Aventures de Fred Morgan par Sirius.

Bientôt, l’année 1945 s’achevant, le verso de la revue remplaça son annonce belliqueuse par une bande dessinée à suivre peu intéressante et primaire tant au niveau graphique qu’à celui du scénario, Les Aventures de Fred Morgan*. Ce personnage vivra deux aventures avant de laisser la place à un western, La Ruée sauvage*. La nouveauté peu excitante des BD introduisit cependant un virage intéressant dans la thématique qui se diversifia jusqu’à sous-titrer « Guerre ET Aventure » cette collection hebdomadaire.

La Ruée Sauvage, anonyme,dans le n°64.

Désormais, bien que la plupart continuent de narrer des exploits militaires, O.K. va également proposer des récits d’aventures, d’espionnage, policiers et surtout quelques textes de science-fiction. Les récits sont en général divertissants et bien écrits, s’ils ne frappent pas par leur originalité, ils ont tous le niveau professionnel de l’écrivain sachant manier la plume. Le rédactionnel n’est par contre pas à la hauteur, oscillant entre niaiseries scientifiques et ragots colonialistes fleurant bon les opinions éculées d’avant-guerre, du même tonneau que les piètres aventures de Fred Morgan.

Détail de la bande Fred Morgan avec quelques bulles bien senties dans le n°41.
N° 42 par René Warnotte.

 

Du premier au vingt-cinquième numéro, c’est l’éditeur lui-même, René Warnotte qui, doué d’un joli coup de crayon, illustre les couvertures et les récits. À partir du vingt-sixième numéro, un nouveau changement intervient dans la présentation, les illustrations intérieures sont maintenant réalisées par un tout jeune dessinateur débutant dont c’est le premier travail professionnel : René Follet (10/04/1931, Bruxelles). Cet artiste démarre en effet une carrière remarquable à l’âge de 14 ans, encore collégien, et contribuera au magazine jusqu’à son dernier numéro en 1946. Les couvertures demeurent de René Warnotte, inépuisable.

René Follet.

Tous ces récits sont signés d’une foultitude d’auteurs rarement repris à part une demi-douzaine, jugez-en :
Campbell Harwood, James Kirkpatrick, Richard Mills, Cyril Brenton, Jim Sherwood, Marc Irvine, Lewis Brown, Bill Adams, Curtiss Hill, Ward Stoddard, Baxton Kelly, Fred Mertens, Georges Clark, Tom Gregory, Jean Tarse, Benny Kindall, Pierre-Paul Cezannay, Edmund Selwin, Evelyne Houghton, Bernard Hold, Anthony Regan, Bob Brachon, Stéphane Villemer, Jean-Michel Feltz, Ronald Bermont, Jacques Markenne, Dirk Pariela, Stan Melville, Jacques Audry, Seymour Bretton, Hugues Cartier, Douglas Cobbett, Hialmar Korting, Robert Levine, Jean Tarsis, Mitty Grammond, Harold Hoodge, Clem Hatwood, Johnny Larsen, Jorge Sorritz, Frank Blakeny, Preston Sackville, Ladislaus Ferencz, Leslie Warden.
Une recherche patiente a conforté mon impression première, une belle série de pseudonymes totalement fantaisistes jamais utilisés auparavant et dont seul l’un a servi une dizaine d’années plus tard chez Marabout dans sa collection Flash : Jean Tarse. Homonyme ou non, ce Jean Tarse, auteur belge encore, produisit en collaboration des guides de musique, de danse et de savoir-vivre en 1959 et 1960. D’où venaient alors tous ces alias nés entre 1945 et 1946 pour ce magazine ? Un site néerlandais dédié à René Follet** affirme que toutes les signatures de la revue ne sont que d’une seule main : celle de Ludo Patris !

Une affirmation pas si farfelue, d’abord tout simplement parce qu’elle nous vient de René Follet qui illustrait les récits en question. Ensuite, si l’on s’intéresse plus précisément à cet auteur disparu des publications à la Libération, les circonstances de sa présence au sein de la revue s’expliquent aisément.
De son vrai nom, Louis-Charles Patris (1912 — 1968, Bruxelles), fils d’un architecte reconnu du même nom, il était l’époux de Simone Patris***, journaliste pour des revues féminines. Ludo Patris apparaît d’abord au cours des années 1930 dans le milieu des critiques de cinéma pour lequel ses articles obtiennent une certaine estime. En 1939, il s’essaye au roman policier et publie chez Baudinière d’abord en collaboration avec Paul Kinnet pour un roman mâtiné d’espionnage, Chambre de mort à Barcelone,  qu’ils ont écrit pour Police Magazine en 1938, voir les numéros mis à disposition par le musée du site Crimino Corpus. Puis il se lance seul pour un second roman, La Mort au téléphone. La guerre éclate, la Belgique envahie est conquise, le pays se retrouve culturellement isolé sous le contrôle allemand et la carrière naissante de Ludo Patris en France, comme celles de nombre de ses compatriotes, s’achève prématurément bien qu’il continue de publier, pour les éditions de la Toison d’Or, par exemple. Ludo Patris va alors, toujours comme un certain nombre d’auteurs belges, participer au mouvement policier belge, isolationniste par la force des choses, dans des circonstances qui lui donneront mauvaise réputation à la Libération. La victoire alliée poussera à l’exil tous ces fauteurs de troubles, rexistes, collabos passifs ou actifs, à disparaître prestement et, pour tout un noyau, à reparaître discrètement en France sous de nouveaux pseudonymes, dans les années 1950, au Fleuve Noir par exemple… Mais ceci est une autre histoire (voir la revue Le Rocambole n° 45, en particulier l’article d’Arnaud Huftier).
Ludo Patris ne se contente pas de publier des romans policiers de 1942 à 1944 – dont l’un préfacé par Georges Simenon qui, lui aussi, gagnera l’air plus pur du Canada dès 1945. Inconsidérément pour la suite, Ludo Patris va travailler pour Radio Bruxelles, organe radiophonique de propagande germano-wallon créé en 1940, où il anime la rubrique cinématographique et plus encore, transmet des messages de propagande sous la tutelle de l’Occupation allemande****. Ses activités un peu trop flagrantes ne lui permettront pas d’imiter son ami Paul Kinnet, lequel s’évanouira du paysage public en reprenant son métier plus discret de publiciste. Ce dernier s’attellera à des traductions en attendant des jours meilleurs, trente ans plus tard, qui le ramèneront à la littérature. Ludo Pratis ne bénéficie pas de l’échappée, il a peut-être aussi été privé d’un retour à la scène par sa mort en 1968, trop tôt pour le pardon culturel. Il ne participera pas plus à l’exode des romanciers qui s’installèrent à Paris et qui, sous le patronage d’Eugène Maréchal, noyautèrent sous alias les nouvelles éditions des années 1950. En 1944, lorsque Radio Bruxelles est anéantie, Ludo Patris disparaît également.
Rien de surprenant, donc, qu’en 1945 et 1946, sous des pseudonymes variés, le romancier s’immisce là où on l’attend le moins : en littérature pour la jeunesse, dans une revue pour laquelle quinze pages hebdomadaires ne sont pas une charge bien lourde quand on est un professionnel de l’écriture. Évidemment, il est surprenant de lire sous la plume d’un « collabo » des aventures hautement patriotiques côté alliés. Ce qui laisse à penser que la conscience politique de l’auteur s’apparentait plus à de l’opportunisme mal placé. Cependant, il faut noter que l’on retrouve sa signature dans le manifeste pour la grâce de Robert Brasillach.
Comme je le disais plus haut, s’ils ne brillent pas par leur originalité, les textes sont de bonne qualité, bien gérés dans l’action, pas du tout ennuyeux. Ils présentent aussi une unité d’écriture qui entérine la responsabilité d’un seul auteur. Que ce soit un récit de guerre, de l’espionnage ou de la science-fiction, les développements, les astuces stylistiques et le développement de l’intrigue suivent un canevas très semblable, influencé par la manière du roman policier belge : ambiance psychologique avec des personnages d’une certaine complexité, double jeu de ces personnages et de l’interprétation que peut en tirer le lecteur, mise en place de l’intrigue et des indices, résolution. Il faut cependant préciser que d’une part, je ne suis pas une spécialiste de l’analyse littéraire, d’autre part, mon échantillon se borne à cinq nouvelles écrites pour les numéros 39 à 44.

Un long préliminaire pour arriver enfin aux quelques textes de science-fiction! Mais oui, il y eut de véritables récits conjecturaux comme celui plutôt moderne en 1945 du n° 41, L’effroyable chef-d’œuvre signé Jean-Michel Feltz.

Nous sommes au cours des années 1970, un collégien parisien attend avec impatience l’heure de la sortie. Pour une fois, il ne songe pas à rejoindre ses amis pour bavarder après la classe et se presse pour rentrer chez lui. L’ambiance démarre dans un contexte contemporain à l’écriture, mais l’auteur malin introduit peu à peu son futur majoritairement technologique lorsque le gamin saute sur la plateforme de l’autobus. L’engin à surpropulsion le conduit dans la banlieue au pied d’une montagne, dont on ne saura pas la localisation exacte.
Si le jeune garçon est pressé de rentrer, c’est que son père, un savant d’autorité mondiale, doit se rendre le soir même en Amérique pour un rendez-vous avec un collègue et ami très cher. L’enfant se doute qu’il s’agit du projet secret qui occupe le scientifique dans son laboratoire hermétiquement fermé et dont il n’a pas réussi à soutirer le moindre renseignement.
Alors que le père traverse en fusée l’Atlantique, un orage magnétique d’ampleur inégalée depuis 1957 ébranle le monde. Heureusement, à la suite de ce premier orage, quinze ans auparavant, qui avaient gravement perturbé toutes les recherches scientifiques, des équipements d’isolation furent mis en place et ni la fusée ni le reste du monde ne souffre plus de ce phénomène naturel en 1970.
Après un bon dîner à Chicago, le Français dévoile à son collègue la réussite de sa création, un robot atomique dont l’intelligence peut être éveillée par le biais de l’excitation psychique. Les deux savants goûtent ensuite un repos quelque peu embué par l’alcool de la victoire quand un appel radiotéléphonique instantané de la vieille gouvernante éplorée annonce la disparition de l’enfant dans la nuit. La police soupçonne un enlèvement, mais l’inspecteur pourtant brillant adepte de la règle holmesienne sèche devant les indices extraordinaires. Il lui est difficile d’imaginer comment sans traces humaines ni marques d’agression, il ne reste sur la scène du crime qu’un corps de chat dont tous les os sont brisés comme si un autobus l’avait écrasé.
Le retour du père affolé justifiera toutes ses déductions en lui révélant l’existence de l’Atomi-Homme — joli mot évocateur de l’Atomium ! Réveillé par la foudre malgré un « frein » inclus dans son architecture, le robot a débuté sa carrière par une très mauvaise interprétation de l’énergie psychique humaine.
Le final est un peu raté, démesuré, quoique étant bien une explication rationnelle. Pour sauver l’enfant, le conseil atomique réinitialise le système mondial prévu pour interrompre toute activité suspecte, mettant ainsi en panne la planète pendant quelques secondes. Rien n’est dit à propos du manque surprenant de sécurité du laboratoire de campagne du savant pour la fameuse isolation anti-orage magnétique ; l’inconscience des savants, ces grands enfants, probablement. Ni d’ailleurs du capharnaüm que devrait créer une réinitialisation mondiale…
Ajoutez une petite intrigue sentimentale du père veuf avec une jolie journaliste scientifique et surtout suédoise, un soupçon de compétition avec la science soviétique, une pincée atomique de plutonium, et on a ici un récit très bubble-gum de science-fiction écrit bien avant la flambée proaméricaine de 1950. Un extrait du dialogue entre le savant atomiste et l’inspecteur holmesien :

– Je serai bref. Le monde scientifique et même le public n’ignorent pas que je suis parvenu à créer le cœur atomique, par lequel l’énergie que dégage la désintégration dirigée d’une particule de plutonium acquiert beaucoup de ressemblance avec l’énergie animant l’être humain…
– Je l’avais entendu dire, monsieur d’Anglas.
– Mais ce que vous ignorez, ce que tout le monde ignore, c’est que mes expériences ont prouvé que le cœur atomique est capable de réagir, non seulement comme une matière puissamment énergétique, mais comme un élément infiniment plus subtil, capable d’enregistrer et de reproduire les radiations du psychisme humain…
– D’être donc, en quelque sorte, l’écho de nos sentiments et passions…
– Exactement… Et c’est ainsi que j’ai façonné l’atomi-homme. Par des épreuves graduées, je me suis rendu compte qu’il dépassait, de loin, le super-robot des Russes Malavine et Brossowski et qu’une fois en action, il manifestait… oui, une sorte d’intelligence. Mécaniquement, le super-robot russe est parfait. Mais c’est une mécanique, rien de plus. L’atomi-homme, lui se familiarisait peu à peu avec mes gestes, tentait de les reproduire, marquait de l’intérêt pour la musique, de la curiosité pour les appareils du laboratoire, où je commençais à le laisser aller et venir…

Je n’ai pas les autres textes du genre science-fiction, hélas. Le numéro 53 ne laisse aucun doute sur la conjecture scientifique et un lecteur hollandais a pu me confirmer leur appartenance au genre de deux autres textes, l’un signé encore Feltz et l’autre Ladislaus Ferencz. Le troisième récit que signa Feltz, malgré son titre prometteur La Guerre du soleil, demande vérification. D’ores et déjà, la couverture laisse finalement envisager un western plutôt qu’un roman de SF. L’Île du néant est un récit conjectural touchant les armes secrètes nazies. D’autres titres pourraient relever de nos domaines de prédilection… qui lira saura.

23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)
41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)
53) Croisière en l’an 2 000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)
66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)

* La première aventure est nommée La montagne d’émeraude et s’étend du n° 12 à 43. La deuxième débute au n° 45 et finit au n° 54. Cette pauvre série est pourtant du crayon de Max Mayeu (26/9/1911 – 1/5/1997) plus connu sous le nom de Sirius quand il signait la saga des Timour, nettement meilleure. La troisième bande qui commence au n° 57 et finit probablement avec le dernier numéro ne semble pas du même dessinateur, c’est une aventure dans le wild wild west titré La Ruée sauvage.
** Lire l’interview de René Follet [NDLR : hélas, lien mort en novembre 2017]
*** Plume (satellite de la Bibliothèque Royale de Belgique) recense trois lettres dans un dossier Louis-Charles et Simone Patris : de 1950 (par Louis-Charles Patris) : lecture enthousiaste du Chemin du paradis de Gevers. Lettres d’oct. 1953 (par Simone Patris, journaliste pour diverses revues féminines) : Patris aimerait interviewer Gevers à l’occasion de la sortie prochaine des Mille collines aux neuf volcans. Marie Gevers fut l’auteur d’un roman policier remarqué L’Oreille volée.
**** Les Ondes en Uniforme, La propagande de Radio Bruxelles en Belgique occupée (1940-1944) par Céline Rase, Presses universitaires de Namur. « L’émission justifie les difficultés actuelles du ravitaillement dans un dialogue animé. Ludo Patris et Armand Chession s’y renvoient la réplique pour expliquer le retard des livraisons des pommes de terre, dont se plaignent tant les citadins, par la dure réalité de la vie à la ferme que doivent assumer les paysans. » Extrait, page 105. Céline Rase signale également l’emploi régulier de critiques avertis originaire de Belgique, notamment Ludo Patris pour  L’Actualité Cinématographique, notes bas de page 115.

 Sources et remerciements
Cécile E., petite-fille de Ludo Patris, avec qui j’ai eu grand plaisir à correspondre.
Rob van der Nol et Jozef Peeters,  Henk Ottema que je remercie tous les trois pour leur accueil chaleureux et leurs réponses inespérées.

Le récapitulatif  illustré des numéros d’O.K. Magazine

Listing complet avec dans l’ordre le n° du magazine, le titre de la nouvelle, l’auteur, le titre alternatif néerlandais.

La parution bilingue s’est faite simultanément, pour les astucieux qui chercheraient la version originale, et bien malin qui pourra déduire des auteurs s’ils ont commencé par la version néerlandaise ou française…

1945

1) Les démons de la victoire, Campbell Harwood (Kampers met den dood)
2) Avec ceux du Jupiter, James Kirkpatrick (De helden van de « Jupiter »)
3) Message personnel, Richard Mills (Speciale boodschap 122)
4) La batterie héroïque, Cyril Brenton (De batterij van Birma)
5) Cavaliers des nuages, Jim Sherwood (De berijders der wolken)
6) Stalingrad tient toujours, Marc Irvine (Stalingrad houdt stand)
7) Chasseurs d’images au combat, Lewis Brown (De jacht naar oorlogsprente)
8) La patrouille des neiges, Campbell Harwood (De patroelje der ijsvlakte)
9) Les rats du désert, Bill Adams (De ratten der woestijnen)
10) Détectives de la mer, Curtiss Hill (Hier de zeepolitie. Stop !)

11) Le général fantôme, Baxton Kelly (Waar is Patton ?)
12) En mission chez Tito, Cyril Brenton (Een opdracht bij Tito)
13) Raid sur Manille, Ward Stoddard (Raid op Manilla)
14) L’étendard de la Légion, Baxton Kelly (De standaard van het Legioen)
15) Les chars tiennent quand même, Fred Mertens (De tanks wijken nimmer)
16) Mystère à bord du Dayton, Baxton Kelly (Het geheim van de « Dayton »)
17) Sur la route des périls, Ward Stoddard (Op den weg van het gevaar)
18) Les héros de la mer, James Kirkpatrick (Het paviljoen ter eere)
19) La colonne passera, Georges Clark (Door de brandende stad)
20) Batailles de géants, James Kirkpatrick (Reuzen vechten op zee)21) À l’assaut de l’oasis, Baxton Kelly (Strijd om de oase)
22) À la poursuite du U.113, Curtiss Hill (De jacht op de U. 113)
23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)
24) La nuit sans ténèbres, Ward Stoddard (De nacht zonder duisternis)
25) Coup de main à l’aube, Richard Mills (Morgen vroeg vallen wij aan)
26) La cité du silence, Richard Mills (De zonderlinge stad)
27) Le Governor refuse le combat, Tom Gregory (De “Governor” weigert te strijden)
28) Radiogramme intercepté, Georges Clark (Een onderschept radiogram)
29) MP contre loup-garou, Jean Tarse (M.P. tegen Weerwolf)
30) Son premier parachutage, Benny Kindall (Zijn eerste valschermsprong)

31) Le commandant ne soupçonne personne, Pierre-Paul Cezannay (De commandant verdenkt niemand)
32) L’étonnant voyage de Bing Catter, Edmund Selwin (De zonderlinge reis van Bing Catter)
33) L’honorable Mr Zarzuela, Jean Tarse (De achtbare Mr. Zarzuela)
34) Tombés chez l’ennemi, Evelyne Houghton (Neergekomen in vijandelijk gebied)
35) Tex en mission très spéciale, Pierre-Paul Cezannay (De zeer bijzondere opdracht van Tex)

1946

36) Le sursaut du dragon, Bernard Hold (De draak richt den kop op)
37) Trois hommes sur l’océan, Anthony Regan (Drie mannen op den oceaan)
38) Les digues sont rompues, Jean Tarse (De dijken hebben begeven)
39) La poche du kangourou, Bob Brachon (Opium aan boord)
40) Trafic d’armes à Venise, Stéphane Villemer (Wapensmokkel te Venetië)

41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)
42) Pour quelques mètres de sable, Ronald Bermont (Voor eenige meters zand)
43) Alerte aux gorges noires, Stéphane Villemer (Alarm in de vallei)
44) Le Major Brauner a disparu, Jacques Markenne (Majoor Brauner is verdwenen)
45) Les derniers dieux, Jean Tarse (De laatste goden)
46) Un sous-marin prend la mer, Dirk Pariela (Een duikboot steekt in zee)
47) La guerre du soleil, Jean-Michel Feltz (Oorlog met de zon)
48) Latitude double zéro, Stan Melville (Ergens in den Stillen Oceaan)
49) Malheur sur les Wauverthy, Stéphane Villemer (Rampspoed over de Wauverthy’s)
50) Les aiguilles n’ont pas joué, Jacques Audry (De wissels hebben niet gewerkt)

51) Et c’est une histoire vraie, Seymour Bretton (« En dit is waar gebeurt »)
52) Les secrets de la grande nuit, Hugues Cartier (De geheimen van den grooten nacht)
53) Croisière en l’an 2 000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)
54) Débarquement à l’aube, Douglas Cobbett (Ontscheping in den ochtend)
55) Perles dans le grand nord, Hialmar Korting (Parels uit het hooge noorden)
56) Tanger, escale d’épouvante, Robert Levine (Tanger, haven van verschrikking)
57) Le moine de Rionero, Jean Tarsis (De monnik van Rionero)
58) Le trésor tragique de Kendall–Rust, Mitty Grammond (De tragische schat van Kendall-Rust)
59) Le San Demetrio ne veut pas mourir, Harold Hoodge (De “San Demetrio” geeft zich niet gewonnen)
60) Le ciel interdit, Clem Hatwood (De verboden hemel)61) L’ennemi connaît nos plans, Johnny Larsen (De vijand kent onze plannen)
62) Le boxeur au poing coupé, Bob Brachon (De bokser die een vuist veloor)
63) Paulsen contre Paulsen, Jorge Sorritz (Paulsen tegen Paulsen)
64) Peter devient un homme, Frank Blakeny (Peter wordt een man)
65) Mac Arthur mourra ce soir, Preston Sackville (Mac Arthur zal vanavond sterven !)
66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)
67) « Opération Ariane », Leslie Warden (« Operatie Ariadne »)
68) Coups de feu à la frontière, Louis Kinman (Schoten aan de grens)

Révisions successives 2011/2014/2017
Cette révision, essentiellement orthographique, est la suite de la première version écrite en septembre 2011, complétée en novembre 2011, avec l’aide d’amateurs hollandais et belges bien sympathiques et l’assistance bienveillante de la petite-fille de l’auteur Ludo Patris. La mise en ligne sur l’ADANAP eut lieu en juin 2014, elle déménage en novembre 2017 sur le nouveau site hébergé par Redux.online avec de nouveaux ajouts informatifs et illustrés.
Certaines reproductions sont de mauvaise qualité, je regrette de ne pouvoir proposer de meilleurs visuels, j’ai cependant choisi de les exposer tous.
Merci aux lecteurs de leur assiduité jusqu’en bas de page! Comme d’habitude, j’accueillerai avec plaisir précisions, réfutations et discussions.

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